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©RMUTT

L’EFTP procure un gagne-pain à des paysans thaïlandais

Les travailleurs agricoles du monde entier ont été frappés de plein fouet par la pandémie. Ils sont nombreux à travailler dans l’économie informelle, où même lorsque tout va pour le mieux, leur vulnérabilité peut se trouver renforcée par l’absence de protection sociale et d’accès à des soins de santé de qualité. Par la fermeture des frontières et les restrictions de la circulation et du commerce, la crise du COVID-19 a perturbé les chaînes d’approvisionnement alimentaire et mis en péril les moyens d’existence des populations rurales, aggravant une situation déjà difficile.

Au village de Giang, dans la province de Chiang Rai, les mesures successives de confinement ont empêché les agriculteurs de cultiver leurs rizières et contraint les conserveries de fruits, qui fournissaient des revenus d’appoint, à fermer leurs portes. Arnon Niyomphol, doyen du Département d’enseignement technique de la Rajamangala University of Technology Thanyaburi (RMUTT), un Centre UNEVOC situé près de Bangkok, a déterminé que donner aux communautés affectées la possibilité de se diversifier et d’acquérir rapidement de nouvelles compétences était le meilleur moyen d’améliorer leur situation.

Des produits naturels issus de ressources durables


Formation à la culture du bambou ©RMUTT

Avec le soutien du projet de riposte au COVID-19 de l’UNESCO-UNEVOC, Parinya Meesuk, responsable de projet à la RMUTT, et ses collègues Boontida Uapipatanakul et Arnon Niyomphol, ont conçu un programme de quatre semaines sur la manière de transformer le bambou en fines bandes souples et de les tresser pour en faire des paniers, des plateaux et des pots de fleurs. "Nous avons étudié les tendances et constaté que bien des gens s’intéressent aux produits naturels fabriqués de façon durable", explique-t-il.

La formation couvrait aussi la culture du bambou. "Tout le monde était enthousiasmé – à la fin des cours à 16 heures, les élèves restaient souvent là pour s’exercer aux techniques de tressage", dit Mme Uapipatanakul, chargée de communication du projet. La prochaine étape du projet se concentrera aussi sur les compétences entrepreneuriales, en particulier la commercialisation et la vente en ligne de produits.

Alors que les paysans locaux cultivent normalement le riz plutôt que le bambou, l’équipe a constaté que vingt-deux espèces de cette plante à la croissance rapide existaient déjà au Chiang Rai. Mme Uapipatanakul a noté les avantages environnementaux du bambou – sa faculté de rapide absorption de l’eau peut réduire le risque d’inondation tandis que ses feuilles filtrent les petites particules présentes dans l’air.

L’équipe de la RMUTT est satisfaite des progrès réalisés par les soixante élèves, pour la plupart des femmes, dont la sélection avait été le fruit de discussions avec des responsables communautaires et religieux. "Je ne peux pas affirmer que nous avons pleinement abouti", dit Mme Uapipatanakul, “mais les élèves peuvent maintenant mettre à profit leurs compétences d’EFTP pour fabriquer un produit à partir de matériaux locaux issus d’une source durable." Si cette brève formation était conçue pour atténuer les perturbations causées par le COVID-19 au travail dans les champs et les usines, les compétences acquises pourront être exploitées bien après la fin de la pandémie.

Plans d’avenir

Pour assurer la durabilité du programme, la RMUTT a fait appel à des formateurs locaux du Collège technique du Chiang Rai, et envisage dans le cadre d’entretiens avec les autorités éducatives locales le lancement d’un second cours portant sur la production de mobilier en bambou. En attendant, les tresseurs de Giang ont reçu leur première commande – des plateaux en bambou – venue du Canada.

Si le désir est grand d’assurer la poursuite du travail, rien ne presse pour étendre le programme à d’autres villages. "Un villageois ne va pas croire une personne comme vous ou moi, mais dira que c’est quelque chose d’impossible pour lui parce que son éducation diffère de la nôtre", dit Mme Uapipatanakul. "Aussi les meilleurs influenceurs sont-ils les villageois eux-mêmes. Nous nous efforçons d’assurer tout d’abord la pleine réussite à Giang, et les autres villageois seront alors motivés à suivre l’exemple."




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