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CC BY-NC-SA 3.0 IGO © UNESCO-UNEVOC/Sudipto Das

Reconversion des jeunes et des travailleurs déplacés par la pandémie de COVID-19

En plus du chiffre record de 70,8 millions de personnes déplacées de force dans le monde, dont 25,9 millions de réfugiés, la pandémie de COVID-19 a déplacé un grand nombre de jeunes et d’adultes, dont beaucoup travaillaient dans le secteur informel, qui ont quitté les villes à la fermeture des lieux de travail.

En Inde, on estime que 100 millions de travailleurs migrants ont été durement frappés entre mars et juin 2020 par les restrictions dues au COVID-19 en raison des fermetures d’entreprises dans les États où il se rendent souvent pour travailler. La Commission des droits de l’homme des Nations Unies a décrit le retour massif vers les villes d’origine et les villages comme une situation humanitaire dramatique entraînant désorientation de même que perte de revenus et de moyens d’existence.

"Tous ces migrants ont perdu leur emploi et comme ce sont des travailleurs contractuels, ils n’ont aucune sécurité et ont dû partir avec un préavis de seulement six heures", déclare Shyamal Majumdar, conseiller au Vivekananda Institute of Biotechnology (VIB), Inde, et ancien directeur du Centre international UNESCO-UNEVOC pour l’EFTP.

Différents ensembles de compétences venant de l’économie locale


Une enquête effectuée chez un migrant de retour ©VIB

On compte parmi les migrants de retour des ouvriers du bâtiment, des manœuvres, des travailleurs qualifiés et semi-qualifiés et des employés de maison et vendeurs ambulants faiblement qualifiés, qui travaillent de façon précaire dans l’économie informelle.

"Il y a un déséquilibre. Il faut pour les migrants de retour une localisation de compétences qui vise à des emplois verts et soit étroitement orientée sur les demandes de l’économie locale", ajoute M. Majumdar.

Au titre de son projet de riposte au COVID-19, l’UNESCO-UNEVOC aide le Vivekananda Institute of Biotechnology (VIB), une division de Sri Ramkrishna Ashram, nichée dans le marché rural de Nimpith, à dispenser aux migrants de retour, aux jeunes défavorisés et aux déscolarisés précoces une formation à l’entrepreneuriat qualifié à vocation locale.

Quelque 11.000 migrants sont revenus d’autres parties de l’Inde vers l’île de Sagar, dans la région de mangroves côtières des Sundarbans, au Bengale-Occidental.

"Les Sundarbans sont des paysages naturels renommés, mais la vie y est très difficile. En raison de la pauvreté et des conséquences du changement climatique comme la montée du niveau de la mer et les cyclones, les habitants sont partis dans les grandes villes", explique M. Majumdar. Les intempéries ont mis en péril les moyens d’existence et renforcé la migration climatique.

"Les jeunes migrants qui reviennent sont incités à lancer une micro-entreprise étroitement orientée sur les demandes existantes et nouvelles de l’économie locale, leur donnant un moyen de survivre avec des ressources limitées", ajoute M. Majumdar. En dispensant maintenant cette formation, on pourrait atténuer la tendance à la migration massive et promouvoir l’autosubsistance dans la période post-COVID-19.

Mentorat et formation

"Ils se reconvertissent à des compétences techniques liées aux biofertilisants, à l’aquaculture et à l’énergie solaire renouvelable", déclare le directeur du VIB, Birendra Kisor Datta, ajoutant qu’un mentorat est assuré par le VIB avec son réseau d’experts universitaires familiers de l’économie et de l’écosystème locaux.

"C’est une zone qui a besoin de renforcer sa capacité à organiser et utiliser des équipements basés sur les énergies renouvelables, et ceux qui s’intéressent à la technique s’engageront donc dans (la formation à) l’énergie solaire", ajoute M. Datta.

Les prix du poisson étant très élevés dans la région parce que l’offre est limitée, ceux qui ont chez eux des étangs sont formés à l’aquaculture. D’autres sont formés à la culture du bétel, une culture commerciale profitable. Ils apprennent aussi à produire des engrais et pesticides biologiques.

"Ils ont tous des smartphones. Aussi préparons-nous un module sur l’utilisation du smartphone comme moyen de communication audio et vidéo et comme outil d’apprentissage. Nous avons un petit cours sur les bonnes pratiques agricoles, et ils peuvent télécharger cette vidéo à tout moment", déclare M. Majumdar.

"Nous produisons de petits cours multimédias de soutien", indique M. Majumdar. Mais il estime que la formation s’effectue pour 60% hors ligne, la formation pratique ayant lieu dans des laboratoires du VIB en petits groupes sécurisés contre le COVID-19.

En savoir plus sur le projet de riposte au COVID-19 de l’UNESCO-UNEVOC



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